Книга: Conrad J. «The Rover»

The Rover

A novel of naval life in Napoleonic France. After forty years of piracy on Eastern seas, Citizen Peyrol returns to his native France, a country now ravaged and scarred by revolution and war. Looking for peace in which to end his days, he withdraws to a safe harbor in a remote farmhouse on Escampobar Peninsula, which looks out to the distant Mediterranean, where the lovely Arlette lives with her aunt and the revolutionary Scevola. But the arrival of young Lieutenant Real calls Peyrol once again to action in a mission of danger, patriotism and heroism.

Формат: Мягкая глянцевая, стр.

ISBN: 9785521066728

Купить за 492 руб в

Другие книги автора:

КнигаОписаниеГодЦенаТип книги
Heart of darknessThe silence of the jungle is broken only by the ominous sound of drumming. Life on the river is brutal, and unknown threats lurk in the darkness. Marlow's mission to captain a steamer upriver… — (формат: Мягкая глянцевая, 176 стр.) Подробнее...2016160бумажная книга
A Set of SixСерия книг «Зарубежная классика — читай в оригинале» — это бессмертные произведения великих мастеров пера… — (формат: Твердая бумажная, 224 стр.) Подробнее...2016318бумажная книга
A Set of SixСерия книг «Зарубежная классика — читай в оригинале» — это бессмертные произведения великих мастеров пера… — (формат: Твердая бумажная, 224 стр.) Подробнее...2016240бумажная книга
Gaspar RuizA Short Story in English. Джозеф Конрад. Гаспар Руис. Рассказ на английском языке. Серия книг «Зарубежная классика —… — (формат: Мягкая бумажная, 60 стр.) Подробнее...201683бумажная книга
Lord Jim A TaleThis compact novel, completed in 1900, as with so many of the great novels of the time, is at its baseline a book of the sea. An English boy in a simple town has dreams bigger than the outdoors and… — (формат: Мягкая бумажная, 354 стр.) Подробнее...2016396бумажная книга
The Lingard TrilogyAlmayer’s Folly was Conrad’s outstanding debut novel: as well as exploring the culture of a part of the world previously unknown to English fiction, it showed immense sophistication in its… — (формат: Мягкая бумажная, 701 стр.) Подробнее...2017145бумажная книга
Lord JimHaunted by the memory of a moment of lost nerve during a disastrous voyage, Jim submits to condemnation by a Court of Inquiry. In the wake of his disgrace he travels to the exotic region of Patusan… — (формат: Мягкая глянцевая, 434 стр.) Подробнее...2018654бумажная книга
Gaspar RuizСерия книг "Зарубежная классика - читай в оригинале" -это бессмертные произведения великих мастеров пера… — (формат: Мягкая глянцевая, 60 стр.) Подробнее...2016113бумажная книга
Lord JimLord Jim tells the story of young British seaman Jim who once showed a lack of determination and now is trying to come to turns with himself and his past. In 1998, the Modern Library ranked this… — (формат: Мягкая глянцевая, стр.) Подробнее...2017317бумажная книга
The Nigger of the NarcissusWhen a black sailor with tuberculosis boards the Narcissus, the shadow of death falls across the ship and the lingering gloom brings out both the best and the worst in the crew. The harsh endurance… — (формат: Мягкая глянцевая, 196 стр.) Подробнее...2018350бумажная книга
VictoryAxel Heyst, a dreamer and a restless drifter, believes he can avoid suffering by cutting himself off from others. Then he becomes involved in the operation of a coal company on a remote island in the… — (формат: Мягкая глянцевая, 450 стр.) Подробнее...2018671бумажная книга
Twixt Land Sea TalesJoseph Conrad was a Polish-British writer regarded as one of the greatest novelists to write in the English language. Though he did not speak English fluently until his twenties, he was a master… — (формат: Мягкая глянцевая, 258 стр.) Подробнее...2018428бумажная книга
The Mirror of the Sea A Personal RecordThese works are unique in Conrads oeuvre in being openly autobiographical - but in scope and literary form they differ widely. In The Mirror Conrad explores his vast knowledge of the sea in an era… — (формат: Мягкая глянцевая, стр.) Подробнее...2018604бумажная книга
A Set of SixJoseph Conrad was a Polish-British writer regarded as one of the greatest novelists to write in the English language. Though he did not speak English fluently until his twenties, he was a master… — (формат: Мягкая глянцевая, 314 стр.) Подробнее...2018502бумажная книга
Under Western EyesRazumov unwittingly becomes embroiled in a revolutionary conspiracy when he gives refuge to a fellow student who assassinated a public official. Increasingly enmeshed in the radicals political… — (формат: Мягкая глянцевая, стр.) Подробнее...2018640бумажная книга

CONRAD (J.)

CONRAD (J.)

À la charnière du XIXe siècle victorien et du XXe siècle moderniste, Joseph Conrad occupe une place à part dans la littérature anglaise. Bourgeois terrien, il devient marin; marin, il devient romancier; Polonais, il adopte la langue et la nationalité britanniques; romantique invétéré, il fait pourtant preuve d’un pessimisme sceptique, aux accents parfois nihilistes. Toute son œuvre porte la marque de tensions non résolues. Ainsi, son idéalisme généreux, qui le pousse à défendre les opprimés, est tempéré par un conservatisme politique sans illusions sur toute possibilité de progrès. Son attachement à l’ordre et aux institutions se double d’une fascination pour la figure du paria. Ses héros, bien que liés par un contrat moral de solidarité, ne découvrent au bout de leur chemin qu’une solitude absolue. Même son art de romancier a cet aspect bifide: tout en suscitant, par la magie de la voix et du récit, l’illusion romanesque et la fuite dans un ailleurs, il se rapproche des expérimentations modernistes par sa technique de dislocation chronologique et de montage de points de vue.

L’expérience des limites

Comme Joyce, T. S. Eliot, Pound et D. H. Lawrence, Conrad choisit l’exil, mais de manière beaucoup plus radicale. De son vrai nom Teodor Jozef Konrad Nalecz Korzeniowski, il naît dans la partie de la Pologne occupée par la Russie. Il n’a que quatre ans lorsqu’il accompagne son père, intellectuel nationaliste exilé, dans une lointaine province russe. On trouve là les germes de ce qui hantera son œuvre par la suite: solitude de l’héroïsme, vanité du sacrifice pour une cause perdue, conviction que loyauté et trahison se rejoignent dans la même illusion, dissolution de toute action dans l’irréalité, la corruption ou l’échec.

En 1874, Conrad, orphelin depuis l’âge de onze ans, choisit l’exil et le métier de marin, d’abord en France, à Marseille, puis à partir de 1878 dans la Merchant Navy où il gravira peu à peu tous les échelons, jusqu’à celui de capitaine en 1888. Il aura pris entre-temps la nationalité britannique.

C’est le début d’une série de voyages autour du globe qui nourriront ses premiers ouvrages: l’Inde, Singapour, l’Australie, Java, Sumatra, Bornéo. Il y découvre les mirages de l’exotisme tout en faisant l’apprentissage de la solidarité des gens de mer. Le tournant de cette période est le voyage au Congo (1890), expérience des limites qui va transformer Conrad. Lors de cette remontée cauchemardesque vers le cœur de l’Afrique profonde, il découvrira tout à la fois sa propre fascination pour la magie d’un continent archaïque et l’horreur de la colonisation sous sa forme la plus brutale.

Lorsqu’en 1894 il publie son premier roman, Almayer’s Folly (La Folie-Almayer ), Conrad est loin d’être étranger à la chose littéraire. Il est pétri de lectures depuis son enfance: Shakespeare, Byron, Dickens, Marryat. Mais ses influences formatrices sont surtout françaises: Hugo, Balzac, Loti, Daudet, et avant tout ses deux maîtres, Flaubert, dont il admire le credo artistique, et Maupassant, dont il se dit «saturé». Il faudra attendre Lord Jim pour qu’il se libère vraiment de leur emprise. Ainsi, derrière un exotisme flamboyant et un romantisme un peu morbide, Madame Bovary transparaît en filigrane d’Almayer’s Folly .

An Outcast of the Islands , 1896 (Un paria des îles ), histoire d’une déchéance sur fond de décor malais, est déjà gâté par des tics d’écriture dont Conrad ne se libérera jamais vraiment: prolixité, abus d’un style inutilement «littéraire», images vagues et envolées rhétoriques qui sont censées suggérer l’inexprimable mais se dissolvent dans une sonorité un peu creuse.

The Nigger of the Narcissus , 1897 (Le Nègre du «Narcisse » ), marque la fin de la période d’apprentissage. Cette histoire de mer est en fait une fable initiatique: perturbé par la présence d’un inquiétant bouc émissaire, l’équipage d’un navire doit affronter une insidieuse subversion qui met en danger son intégrité morale et le mène au bord de la désintégration. Tout comme plus tard le capitaine MacWhirr dans Typhoon (1903), ils ne devront leur salut qu’aux vertus simples de la discipline et du sens du devoir.

Avec Heart of Darkness , 1899 (Au cœur des ténèbres ), Conrad fait un retour cathartique sur son expérience congolaise. Kurtz bascule tragiquement d’une illusion dans une autre, d’un idéalisme missionnaire, qui se brise sur les réalités de l’exploitation coloniale, à la tentation mortelle d’un primitivisme où il ne trouvera que «l’horreur! l’horreur!». La médiation de la voix de Marlow, le narrateur, apparaît pour la première fois, aspirant et piégeant le lecteur dans cette corruption dont il devient à la fois victime et complice. C’est à nouveau la voix de Marlow qui raconte l’histoire de Lord Jim (1900), sombre parabole morale sur la faute et la culpabilité. Jim, l’idéaliste romantique, est dépossédé de son acte de lâcheté au moment même où il le commet. De même, lorsqu’il cherchera à se racheter de cette faute originelle, il sera la victime de ses propres illusions. Bien et mal, courage et lâcheté, solidarité et trahison s’enchevêtrent au point que tout jugement moral se brouille dans une irréalité où seules subsistent la solitude et la mort.

Une réalité corrompue

Avec Nostromo (1904), on atteint un sommet de l’œuvre conradienne. Il s’agit là, selon F. R. Leavis, d’un des plus grands romans de la littérature anglaise. Sur fond de révolution et de conflit pour des mines d’argent dans une république sud-américaine, on assiste non seulement à l’entrecroisement de destins individuels comme celui de Charles Gould, le capitaliste philanthrope pris dans la spirale de ses propres illusions, Decoud, l’intellectuel cynique mené à sa perte par le métal argenté, ou Nostromo, le loyal serviteur devenu traître, mais aussi à une méditation désabusée sur le gouffre qui sépare les grands idéaux politiques des soubresauts sanglants de l’histoire. Révolutionnaires marxistes et défenseurs de l’ordre ne sont que les jouets d’un cycle éternel d’où tout progrès est exclu. Paradoxalement, c’est dans Nostromo que la technique narrative de Conrad s’affirme le plus résolument moderne. Des dislocations chronologiques fragmentent les séquences d’un même déroulement, immobilisant toute action dans l’inachevé et l’ambiguïté. Le même épisode, relaté selon des points de vue contradictoires, prend une dimension quasi stéréoscopique. Conduites et discours sont relativisés par la partialité des points de vue jusqu’à un effet de dévaluation généralisée. Cette discontinuité, proche parfois du montage cinématographique, anticipe des pratiques modernes comme celles de Joyce ou de Graham Greene.

The Secret Agent (1907) est encore une parabole politique, mais située cette fois à Londres. Dans une atmosphère dickensienne crépusculaire, agents doubles et anarchistes sont épinglés avec la même ironie sardonique que les dirigeants de la police. Dans ce macabre théâtre d’ombres où la tragédie côtoie constamment la farce, la violence symbolisée par l’explosion de la bombe ne débouche sur rien et se dissout dans un fait divers grotesque.

Bien que Conrad ait toujours nié toute influence de Dostoïevski, Under Western Eyes , 1911 (Sous les yeux de l’Occident ), évoque immanquablement Crime et châtiment . Mais la grande différence est que le crime de trahison commis par Razumov n’est pas le point de départ d’une régénération spirituelle mais le début d’un calvaire dépourvu de sens. Dans la lumière désespérée de l’ironie conradienne, les révolutionnaires exilés de Genève et la police tsariste de Saint-Pétersbourg obéissent à la même logique infernale.

Après 1911, la qualité de l’œuvre conradienne devient inégale, et à partir de 1919 elle décline. Pourtant, The Shadow Line , 1915 (La Ligne d’ombre ), est encore un pur chef-d’œuvre. En écho à Coleridge et Wagner, on retrouve à nouveau le conflit initiatique archétypal des premiers récits: la solitude d’un jeune capitaine confronté à une situation extrême et qui franchit la «ligne d’ombre » qui sépare l’adolescence de l’âge adulte.

Par une ironie du sort, c’est avec un de ses romans les plus faibles, Chance (Fortune , 1914), que Conrad atteint enfin gloire et succès financier. Le sujet, la saga des épreuves d’une jeune femme, ne rachète pas une narration méandreuse où Marlow n’est plus que l’ombre de ce qu’il était dans Heart of Darkness ou Lord Jim . Conrad est désormais un écrivain reconnu et adulé, ami de Wells, Galsworthy, Henry James, Kipling, Ford Madox Ford.

Victory (1915) reste très controversé. Comme dans Lord Jim , on y assiste à la défaite de l’idéalisme chevaleresque devant les ruses du mal. La faute de Heyst est d’abandonner son armure de distance hautaine devant la vie et de nouer des liens affectifs, scellant ainsi son destin. «Celui qui noue un lien est perdu. Le germe de la corruption est entré dans son âme.» On a reproché à Conrad une insistance un peu mélodramatique sur l’inéluctabilité de la tragédie et une caractérisation sommaire qui fait de certains personnages de pures abstractions. Mais le récit de cette lente chute hante le mémoires. Quant aux derniers romans, ils n’apportent rien d’autre qu’une mélancolie nostalgique et laissent percer l’épuisement de la force créatrice.

L’image de Conrad reste finalement brouillée. Est-elle trop noire? Est-ce davantage Conrad, le «romancier d’aventures», qui intéresse le lecteur de cette fin du XXe siècle? Ou au contraire Conrad le témoin d’une solitude existentielle dans un univers en proie à l’entropie et au non-sens? Ou encore Conrad le mythographe, l’explorateur de ce vide que nous remplissons de nos fantasmes? Un film comme Apocalypse Now (1979), inspiré de Heart of Darkness , apporte une réponse par son éclatant témoignage de modernité.

Источник: CONRAD (J.)

См. также в других словарях:

  • The Rover — may refer to:* The Rover (novel) by Joseph Conrad * The Rover (play) by Aphra Behn * The Rover (song) by Led Zeppelin * The Irish Rover , a traditional Irish song * The Rover (privateering ship), out of Liverpool, Nova Scotiaee also*Rover …   Wikipedia

  • The Rover — «The Rover» Canción de Led Zeppelin Álbum Physical Graffiti Publicación 24 de Febrero de 1975 Grabación …   Wikipedia Español

  • The Rover — était un navire corsaire construit à Liverpool, commandé principalement par Alexander Godfrey. The Rover est devenu célèbre lorsqu il captura le Santa Rita, vaisseau amiral espagnol et ses deux navires canonniers. Les 55 hommes d équipage du… …   Wikipédia en Français

  • The Rover (play) — The Rover or The Banish d Cavaliers is a play in two parts written by the English author Aphra Behn. It was a very popular Restoration comedy. Behn had famously worked as a spy for Charles II against the Dutch. However, Charles was slow to pay… …   Wikipedia

  • The Rover (privateering ship) — Rover was a privateer brig out of Liverpool, Nova Scotia known for several bold battles in the Napoleonic Wars. She was built in Brooklyn, Nova Scotia (then known as Herring Cove) over the winter of 1799 1800. Rover was owned by a group of… …   Wikipedia

  • The rover (chanson) — The Rover Chanson par Led Zeppelin extrait de l’album Physical Graffiti Sortie 24 février 1975 Durée 5:44 Genre(s) hard rock Auteur(s) Jimmy …   Wikipédia en Français

Поделиться ссылкой на выделенное

Прямая ссылка:
Нажмите правой клавишей мыши и выберите «Копировать ссылку»