Книга: Thomas Piketty «Chronicles: On Our Troubled Times»

Chronicles: On Our Troubled Times

The return of the best-selling, award-winning economist extraordinaire With the same powerful evidence, and range of reference, as his global bestseller Capital in the Twenty-First Century - and in columns of 700 words, rather than 700 pages - Chronicles sets out Thomas Piketty's analysis of the financial crisis, what has happened since and where we should go from here. Tackling a wider range of subjects than in Capital, from productivity in Britain to Barack Obama, it comprises the very best of his writing for Liberation from the past ten years. Now, translated into English for the first time, it will further cement Piketty's reputation as the world's leading thinker today.

Издательство: "Viking" (2016)

Формат: 135x215, 192 стр.

ISBN: 978-0-241-23491-4, 978-0-241-23489-1

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The Economics of InequalityThomas Piketty?whose Capital in the Twenty-First Century pushed inequality to the forefront of public debate?wrote The Economics of Inequality as an introduction to the conceptual and factual… — Belknap Press, (формат: 145x220, 160 стр.) Подробнее...20152459бумажная книга

Thomas Piketty

Thomas Piketty lors d'une conférence en 2011

Thomas Piketty (né le 7 mai 1971 à Clichy) est un économiste français. Docteur en économie et ancien élève de l'École normale supérieure, il est spécialiste de l'étude des inégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative. Il a reçu en 2002 le Prix du meilleur jeune économiste de France.

Promoteur majeur de l'École d'économie de Paris, il y est aujourd'hui professeur. Il est également directeur d'études à l'EHESS.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et formation

Thomas Piketty naît en banlieue parisienne à Clichy. Ses parents, soixante-huitards issus d'une famille très aisée[1], ont milité à Lutte ouvrière avant d'aller élever des chèvres dans l'Aude[2]. Très bon élève, après un baccalauréat C et lF es classes préparatoires maths sup/maths spé, il intègre à 18 ans l'École normale supérieure.

À l'ENS, il s'oriente vers l'étude de la science économique. Il soutient à 22 ans sa thèse de doctorat, portant sur la théorie de la redistribution des richesses, préparée à l'ENS et à la London School of Economics, sous la direction de Roger Guesnerie. Intitulée Essais sur la théorie de la redistribution des richesses[3], elle obtient le prix de la meilleure thèse de l'année 1993 décerné par l'Association française de sciences économiques[4].

Carrière professionnelle

Après sa thèse, il enseigne de 1993 à 1995 au Massachusetts Institute of Technology. En 1995, il intègre le CNRS comme chargé de recherche. À partir de 2000, il devient directeur d'études à l'EHESS. Il a été de fin 2006 à début 2007, le premier directeur de l'École d'économie de Paris (qui regroupe l'ex-DELTA, le CERAS et le CEPREMAP), après avoir consacré trois ans à sa création[5]. Il a rapidement quitté la direction, en conséquence de son engagement dans la campagne électorale présidentielle pour Ségolène Royal (incompatible avec le devoir de réserve) et d’après lui selon une décision « prise de longue date[6] ». Il y est professeur depuis 2007.

Travaux

Économiste reconnu, il est un spécialiste des inégalités économiques. Ses travaux dans ce domaine sont multiples : d'abord théoriques et normatifs[7], ils ont pris, à partir de la fin des années 1990, une perspective historique et statistique.

Étude des inégalités économiques dans une perspective de longue période

Part du revenu des 10 % des Français les plus riches dans le revenu total (1919-2005) (données de Thomas Piketty jusqu'en 1998 puis de Camille Landais)

Thomas Piketty engage, en effet, une recherche sur les hauts revenus en France, qui va notamment conduire à la publication de l'ouvrage : Les hauts revenus en France au XXe siècle (Grasset, 2001). Cette étude est fondée sur la création de séries statistiques couvrant la totalité du XXe siècle, constituées à partir des données de l'administration fiscale (en particulier des déclarations de l'impôt sur le revenu).

Étude de l'évolution des inégalités en France

Ces travaux ont permis de faire ressortir un ensemble de faits importants. En particulier, Thomas Piketty montre que les inégalités de revenus ont fortement baissé au XXe siècle en France, essentiellement après la Seconde Guerre mondiale. Cette baisse des inégalités est, pour une large part, due à la diminution des inégalités de patrimoine, tandis que les inégalités salariales restaient stables. Pour Thomas Piketty, cette baisse résulte de l'effet de la création de l'impôt sur le revenu, et du fort accroissement de sa progressivité après la guerre, qui a entravé la dynamique de l'accumulation patrimoniale, en diminuant l'épargne disponible pour les plus grandes fortunes. Thomas Piketty est, pour cette raison, très défavorable aux baisses de la fiscalité intervenues depuis les années 1990[réf. nécessaire], car celles-ci auront pour lui comme conséquence probable la reconstitution de ces grandes fortunes, souvent rentières. Or, en supprimant la classe des rentiers, peu active économiquement, qui dominait la hiérarchie des revenus, et en la remplaçant par des actifs obtenant leurs revenus de leur travail, cette diminution des inégalités a, selon Thomas Piketty, permis de dynamiser la croissance économique. Dans une étude statistique, il s'est par ailleurs efforcé de montrer que l'« effet Laffer », voulant que des taux marginaux d'imposition élevés sur les hauts revenus poussent ceux-ci à moins travailler, était probablement nul ou faible dans le cas de la France[8].

Un travail comparatiste

Évolution de la part du revenu des 10 % les plus riches dans le revenu total aux États-Unis. Données de Emmanuel Saez et Thomas Piketty

Thomas Piketty s'est, par la suite, engagé dans un travail comparatif sur la dynamique des inégalités dans les pays développés. Il a, à cette fin, constitué des séries statistiques construites sur une méthodologie semblable à celle de ses travaux portant sur la France, en travaillant en collaboration avec d'autres économistes, en particulier Emmanuel Saez. Ces travaux ont notamment débouché sur la publication d'articles sur l'évolution des inégalités aux États-Unis[9] et sur la comparaison des dynamiques des pays anglo-saxons et des pays d'Europe continentale[10]. Ces études ont permis de faire ressortir que les pays anglo-saxons, après avoir connu la même baisse des inégalités économiques que les pays d'Europe continentale, se sont engagés dans une dynamique de reconstitution de très fortes inégalités depuis 30 ans.

Une critique de la courbe de Kuznets

Article connexe : courbe de Kuznets.

Les analyses de Thomas Piketty constituent en partie un prolongement critique des travaux pionniers de Simon Kuznets dans les années 1950[11]. Pour Kuznets, l'évolution des inégalités de revenu devait prendre, sur une longue période, la forme d'une courbe en cloche (la « courbe de Kuznets »), en s'accroissant au commencement de la révolution industrielle pour diminuer par la suite, en raison de logiques économiques lourdes, en particulier de la réallocation de la main d'œuvre de secteurs à faible productivité (agriculture) vers des secteurs à plus forte productivité (industrie). Pour Thomas Piketty la tendance qu'a pu observer Kuznets au début des années 1950 ne constitue pas le produit nécessaire de forces économiques profondes (déversement sectoriel, effet du progrès technique) : ce sont les inégalités de patrimoine qui ont diminué, plutôt que les inégalités salariales, et elles l'ont fait selon des causalités contingentes et réversibles, en particulier la création de l'impôt sur le revenu. Par conséquent, rien ne garantit que la diminution des inégalités se poursuive : de fait, les inégalités ont fortement augmenté aux États-Unis depuis 30 ans, retrouvant leur niveau des années 1930.

Le débat français sur les retraites et la réforme fiscale

Parallèlement à ces études, qui forment le cœur de son travail, Thomas Piketty a publié dans d'autres domaines, souvent en lien avec la question des inégalités économiques.

Il s'est ainsi intéressé aux inégalités scolaires, dans lesquelles il voit une cause importante de la persistance des inégalités salariales, et donc économiques. Il a, en particulier, mené une étude faisant ressortir l'impact important du nombre d'élèves par classe sur la réussite scolaire[12].

En 2008, il a publié un court ouvrage sur l'avenir du système de retraite par répartition, où il prône la mise en place d'un système de points à la Suédoise[13].

En janvier 2011, dans la perspective de l'Élection présidentielle française de 2012, il publie avec Camille Landais et Emmanuel Saez Pour une révolution fiscale dans laquelle il préconise la fusion de Impôt sur le revenu et de la CSG en un nouvel impôt sur le revenu, plus juste socialement, plus compréhensible par le citoyen et qui permettrait, selon lui, de taxer efficacement les revenus du capital sans pour autant augmenter l'ensemble des impôts et des prélèvements sociaux évalués à 49 % du revenu national fin 2010[14]. Cette « CSG élargie », prélevée à la source, atteindrait ainsi 10 % pour un revenu mensuel de 2 200 et 60 % pour un revenu mensuel supérieur à 100 000 euros[15]. Un aspect original du livre[16] est de prendre en compte, comme au début du XXe siècle, le loyer fictif des propriétaires de leur résidence principale[17]. Néanmoins, le point de départ de Piketty, à savoir que le système fiscal français n'est plus progressif, est contesté. Bernard Zimmern, de l'iFrap, un think tank, et François Saint-Cast, docteur en économie, estiment dans Les Échos qu'il s'agit de « contre-vérités », affichée à coup d'« artifices » comptables. Selon eux, en intégrant chômeurs et très riches, ainsi que les revenus liés à la redistribution, le système fiscal est clairement progressif[18],[19].

Dès sa sortie, l'ouvrage collectif bénéficie d'une bonne couverture médiatique et Thomas Piketty en est généralement le porte-parole ; les critiques sont élogieuses de la part de Libération qui lui consacre sa une, mais mitigées de la part de l'Humanité. Mathieu Laine des Échos conteste le fait qu'une telle réforme ne conduise pas à une évasion fiscale[20]. Dans le Figaro, Philippe Nemo va même jusqu'à parler de « totalitarisme fiscal »[21].

Engagement politique

Proche du Parti socialiste, il a participé à la commission économique du Parti socialiste de 1995 à 1997[1] ; lors de la campagne présidentielle 2007, il s'est engagé en faveur de Ségolène Royal[22], dont il était conseiller économique. D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association À gauche en Europe fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.

Presse

Piketty est éditorialiste pour le journal Libération et a publié occasionnellement des tribunes dans Le Monde.

Bibliographie

Autres médias

Notes et références

  1. a et b Virginie Malingre, « L'économiste Thomas Piketty rouvre le débat sur les baisses d'impôts », Le Monde, 7 septembre 2001, p. 5.
  2. « Mai 68 : la parole aux enfants », Le Journal du dimanche, 6 avril 2008 ; mis à jour le 1er novembre 2009.
  3. Curriculum vitae de T. Piketty
  4. « Thomas Piketty », Alternatives économiques poche, no 21, novembre 2005.
  5. « Les “French economists” font école », Le Monde, 22 février 2007.
  6. « Pourquoi Thomas Piketty quitte la direction de l’École d’économie de Paris », Observatoire Boivigny, 3 avril 2007.
  7. Voir, en particulier, son Introduction à la théorie de la redistribution des richesses, Economica, 1994.
  8. « Les Hauts revenus face aux modifications des taux marginaux supérieurs de l'impôt sur le revenu en France, 1970-1996 », Économie et prévision, no 138-139, 1999.
  9. T. Piketty et E. Saez, « Income inequality in the United States, 1913-1998 », Quarterly journal of economics, vol. 118, no 1, 2003.
  10. Voir en particulier, T. Piketty et E. Saez, « The evolution of top incomes : a historical and international perspectives », American Economic Review, vol. 96, no 2, 2006 et T. Atkinston et T. Piketty (ed.), Top incomes over the twentieth century : a contrast between continental european and english-speaking countries, Oxford University Press, 2007.
  11. Voir en particulier, « The Kuznets' curve, yesterday and tomorrow », in A.Banerjee, R.Benabou et D.Mookerhee (eds.), Understanding poverty, Oxford university press, 2005.
  12. T. Piketty et M. Valdenaire, L'impact de la taille des classes sur la réussite scolaire dans les écoles, collèges et lycées français - Estimations à partir du panel primaire 1997 et du panel secondaire 1995, Ministère de l'éducation nationale, 2006.
  13. A. Bozio et T. Piketty, Pour un nouveau système de retraite : des comptes individuels de cotisations financés par répartition, Éditions de l'ENS rue d'Ulm, collection du CEPREMAP no 14, 2008.
  14. Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez, Pour une révolution fiscale, janvier 2011, La République des idées/Seuil, (ISBN 9782021039412) avec le site qui accompagne et prolonge son propos.
  15. Pour une révolution fiscale, p. 95
  16. Christophe Alix, « Tous les lobbies se déchaînent pour tenter de défendre leur boutique », Libération, 28 janvier 2011.
  17. Pour une révolution fiscale, p. 73
  18. « Fiscalité : l’erreur de M. Piketty », Les Échos, 31 mai 2011.
  19. Aymeric Pontier, « Comment Thomas Piketty a manipulé ses chiffres », Contrepoints.org, 16 juin 2011.
  20. “révolution fiscale” de Thomas Piketty et des siens », Les Échos, 8 février 2011.
  21. Philippe Nemo, « Contre le totalitarisme fiscal », Le Figaro, 3 février 2011.
  22. « Avant qu’il ne soit trop tard », Le Nouvel Observateur, 27 février 2007 ; modifié le 13 mars 2007.

Liens externes

Источник: Thomas Piketty

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