Book: Irving W. «The Legends of Sleepy Hollow Exercises with 2 CD Pack (+ Audio CD)»

The Legends of Sleepy Hollow Exercises with 2 CD Pack (+ Audio CD)

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Популярная серия Macmillan Readers включает более 170 адаптированных произведений классической и современной художественной литературы. Две черные мистические комедии, события которых разворачиваются во время Войны за независимость США. One dark night, Ichabod Crane - the village schoolmaster - saw the Headless Horseman. Or did he? Rip Van Winkle did not like working on his farm and his wife was always angry with him. He wante to forget his troubles for a day. So he took his dog and his gun and he walked up into the Catskill Mountains.

Издательство: "Macmillan Publishers" (2005)

ISBN: 978-1-4050-7654-8

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IRVING (W.)

IRVING (W.)

IRVING WASHINGTON (1783-1859)

La vie du «premier homme de lettres» américain couvre presque exactement une phase cruciale de l’histoire de la jeune nation. Né en 1783, dans la cité de New York, l’année où le traité de Paris met fin à la guerre d’Indépendance, il meurt, âgé de soixante-treize ans, en 1859, à la veille de la guerre civile. Il est le benjamin des onze enfants d’une famille de négociants aisés qui, lors de la révolution, a pris le parti des «rebelles»: d’où le prénom «patriote» de Washington qu’on lui a donné. Enfant précoce et impressionnable, il est très tôt influencé par le goût que montrent pour la littérature ses frères aînés.

En 1802-1803, le jeune Irving fait ses premières armes dans le genre héroï-comique, avec la série de «Lettres de Jonathan Oldstyle, gentilhomme» qu’il publie dans The Chronicle . Cette veine s’épanouit avec, en 1809, l’Histoire de New York, narrée par un chroniqueur fictif, le dénommé Dietrich Knickerbocker, érudit balourd et faraud, sans une once d’esprit critique, sautant sans cesse du coq à l’âne. Cosmogonie burlesque, l’Histoire remonte à la Genèse avant de retracer la fondation de la colonie de La Nouvelle-Amsterdam hollandaise et ses vicissitudes, jusqu’au jour tristement célèbre où le gouverneur Peter Stuyvesant dut se résoudre à capituler devant l’envahisseur anglais. L’ouvrage avec ses échos de Rabelais, de Cervantès, de Sterne est plein d’une verve drolatique et vulgaire qui préfigure ce qui deviendra plus tard le registre autochtone de la littérature américaine. Faux départ, cependant: la deuxième phase de la carrière d’Irving va prendre un cours radicalement autre.

Pendant plus de six ans, Irving abandonne la littérature. C’est pour s’occuper de l’entreprise familiale qu’en 1815 il part à Liverpool. Lors de ce séjour, il se lie d’amitié avec Byron et, surtout, avec Walter Scott. Dans la bibliothèque de ce dernier, il découvre les maîtres allemands du «fantastique»: La Motte-Fouqué, Grimm, Tieck, et surtout Bürger, l’auteur de Léonore , la célèbre balade gothique. En Angleterre, le «colonial» Washington Irving a au plus haut point le complexe du provincial. Il aurait pu – il a failli – adopter l’attitude du Huron ébaubi et goguenard. Il choisit finalement de prouver qu’il peut écrire dans un style aussi policé et urbain qu’Addison, Goldsmith ou Lamb. En 1819 paraît Le Carnet d’esquisses de Geoffroy Pastel, gentilhomme . La critique londonienne y salue une élégance à laquelle «on ne s’attendrait pas chez un Américain». La gloire fugace et ambiguëde Washington Irving fut d’être le premier écrivain d’outre-Atlantique à être parvenu à se faire reconnaître à Londres, dans la «capitale» – au risque de n’être plus rien d’autre qu’un pâle décalque de ses maîtres.

Deux exceptions, toutefois, mais de taille, à l’oubli où ce Carnet d’esquisses est aujourd’hui tombé. Inspiré par le renouveau «gothique» allemand, Washington Irving entreprend, puisque son Nouveau Monde natal est dépourvu de ces légendes anciennes dans le clair-obscur desquelles naît la littérature romantique, d’en importer du Vieux Monde. Transposée en Amérique, la légende de Frédéric Barberousse devient l’histoire du célèbre Rip Van Winkle: l’homme qui, parti un jour à la chasse dans les collines, avant la révolution, s’endormit dans le creux d’un vallon et ne se réveilla qu’au lendemain de l’Indépendance pour se retrouver dans un monde radicalement autre et étranger. Maintes fois repris, ce conte est à la source de tout un courant du fantastique américain. La Légende du creux ensommeillé est également adaptée d’une ballade allemande, Le Chasseur sauvage de Bürger. L’histoire d’Ichabod Crane, le «colporteur» yankee finalement expulsé du gros village campagnard hollandais où il a un temps fait office de maître d’école, est un véritable mythe fondateur de la littérature américaine. Y apparaît pour la première fois l’opposition entre le paysan enraciné, enfoui dans le sommeil des terres, et le picaro déraciné, le migrant qui s’enfuit sur la grand-route, à la conquête de l’ailleurs – binôme dont le roman américain aujourd’hui encore continue à décliner des versions.

En 1824, Washington Irving publie ses Contes d’un voyageur , aussitôt, telle est alors sa réputation, traduits en français. Dans le plus original peut-être de ses livres, Irving pratique ce qu’on peut appeler le «gothique ludique». Il raconte des histoires de brigands et de fantômes à faire peur, mais en même temps, il vend la mèche, laisse voir les rouages de la machinerie gothique. C’est en lisant cet Irving-là qu’ont fait leurs classes deux disciples qui vont bientôt l’éclipser: Hawthorne et Poe.

Puis la carrière de Washington Irving bifurque une nouvelle fois. À Séville, où il est attaché diplomatique et où l’on visite encore sa maison, il écrit une Vie de Christophe Colomb et ses Contes de l’Alhambra (1832), dans lesquels il met son talent de coloriste au service de légendes locales, comme le dernier soupir du Maure. Lorsqu’en 1832, après dix-sept années d’absence, il revient, à l’âge de cinquante ans, en Amérique, ses compatriotes le saluent comme le premier homme de lettres américain à s’être fait un nom en Europe. Mais les temps ont changé: il n’est plus sur leur longueur d’onde.

Un voyage à cheval sur la Frontière du Sud-Ouest (l’actuel Oklahoma) donnera encore une pittoresque aquarelle, A Tour of the Prairies (1835). Dans Astoria (1836), il narre l’épopée du capitaine Astor, qui s’est taillé un empire dans le négoce des fourrures sur la côte ouest. Après avoir occupé un dernier poste diplomatique, comme ambassadeur cette fois, en Espagne, Irving revient, en 1846, vivre dans sa maison de campagne sur les bords de l’Hudson, où, pendant les treize ans qui lui restent à vivre, il se consacre à une monumentale biographie en cinq volumes de ce George Washington à qui il doit son prénom. Morne fin, mais qui n’empêche que par deux fois, trois peut-être, il ait donné une impulsion décisive à une littérature américaine en train de naître.

Источник: IRVING (W.)

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